La Roue Tourne !

Raedersheim et environs - Région de Guebwiller

Alternatives - Écologie - Économie circulaire - Agriculture - Environnement

Pourquoi sauver le monde ?

Environnement
05 février 2018

Tout va mal.

L'eau et l'air sont pollués. Les forêts sont artificialisées et surexploitées. Les océans se vident. La planète se réchauffe. Les coraux disparaissent. En fait de très nombreuses espèces disparaissent. Il y a du plastique, des produits chimiques toxiques partout, dans nos maisons, notre alimentation, nos corps. Les gens ne se parlent plus et consomment de l'inutile comme jamais. On engraisse des porcs hors-sol, on broie des poussins mâles par millions, on abat des veaux, des agneaux, des poulets à peine nés. On nourrit des millions de chiens et de chats de compagnie et on laisse mourir de faim des millions d'enfants, de femmes et d'hommes. Les frontières se ferment, les gens se méfient les uns des autres. Les ressources non-renouvelables n'en ont plus pour longtemps. On enfouit des déchets radioactifs pour des milliers d'années. On brûle du pétrole pour n'importe quelle raison, aussi futile soit-elle...

Face à ce constat, les initiatives individuelles et collectives pour tenter d'enrayer la dynamique morbide semblent quelques cautères sur une énorme jambe de bois. La balance persiste à pencher inéluctablement du côté de l'effondrement. Alors, y a-t-il encore une raison d'essayer de sauver quelque chose ?

Cela a été suffisamment répété : la planète n'a pas besoin de nous pour se sauver, elle le fera toute seule. L'échelle des temps géologiques est incomparable avec le temps d'une vie humaine, ni même avec le temps passé depuis l'apparition de l'être humain. Quant à sauver l'humanité, les plus cyniques diront qu'elle ne le mérite pas. D'autres, dont je suis, supposent que l'humanité n'est pas réellement en danger. Du moins pas du fait de ses propres actions. Si l'humanité devait disparaître, ce serait probablement lié à un facteur extérieur. Sinon, elle perdurera. Mais dans quelles conditions ? Les réponses hypothétiques à cette question vont des plus optimistes aux plus sinistres. Personne ne peut le prédire, mais tout le monde peut voir la pente sur laquelle se trouve l'humain et tout ce sur quoi il a une influence : la pente douce sera bientôt raide et personne ne sait jusqu'où l'espèce, la biosphère, les écosystèmes planétaires vont tomber.

Pourtant, il y a des raisons d'agir pour tenter de limiter la gravité des événements qui s'annoncent, et qui à vrai dire ont déjà commencé. On ne peut pas vivre sans voir un sens à son existence. Ce sens, que nous le donnions à notre vie ou qu'il existe a priori, s'inscrit dans quelque chose qui nous dépasse : un ensemble dont nous, l'individu humain mais également l'humanité, ne sommes qu'une infime partie. Notre espèce ne représente qu'une minuscule portion de l'ensemble du vivant, lui-même constituant une fraction infinitésimale de la matière contenue dans l'univers. De là à dire que nous ne sommes rien, il n'y a qu'un pas. Mais ce rien que nous sommes se trouve doté d'une conscience singulière. Par son truchement, nous ne pouvons ignorer l'impact que nous avons sur l'ensemble de la biosphère. Nous ne pouvons pas non plus ignorer les souffrances que subissent les autres animaux, humains ou non, ni l'interdépendance profonde qui relie tous les êtres vivants. Et nous ne pouvons donc pas accepter d'être à l'origine de ces souffrances, ni la cause du bouleversement majeur des grands équilibres planétaires. Personne ne peut l'accepter : certains s'en soucient, d'autres l'ignorent, volontairement ou non.

Une fois que l'on a pris conscience de l'état de monde et de l'impact que nous, humains, avons sur son évolution, il n'y a pas d'autre manière de vivre que d'essayer par tous les moyens de faire émerger des systèmes humains en équilibre avec leur environnement. En refusant l'ignorance, on n'aboutit qu'à une seule possibilité : tout faire pour que l'éthique, la bienveillance, l'empathie, l'altruisme guident les actions de chacun et tenter, à notre échelle, de rétablir une certaine harmonie.


Jardin d'Enfants Steiner-Waldorf à Wittelsheim

Pédagogie
03 février 2018

Ce samedi matin, l'école Steiner-Waldorf de Wittelsheim et le Jardin d'Enfants ouvraient leur porte pour présenter leurs activités aux parents et enfants, accueillis par les membres de l'équipe pédagogique.

Les familles intéressées par le Jardin d'Enfants étaient reçues dans des locaux chaleureux, bien que temporaires dans l'attente de l'ouverture du nouveau site dans les prochains mois : bois, tissus, matériel adapté aux enfants, dont une grande partie en accès libre. Le tout ressemble assez à un lieu de vie, une maison, où chacun, enfants comme adultes, trouve aisément sa place.

Les enfants prennent part tous les jours à des activités concrètes : bricolage, préparation et cuisson du pain... mais aussi artistiques, comme la musique ou la peinture, dont la seule règle est qu'elle doit être tout sauf figurative ! L'ouverture sur l'extérieur est l'un des grands principes, avec promenades organisées chaque semaine, par tous les temps ! Idéalement en forêt, quand elle est accessible, ce qui sera les cas dans les nouveaux locaux.

La prise en charge des enfants est assurée tous les matins par une équipe calme et sereine, sensibilisée à une approche individualisée de l'enfant, à la gestion des émotions. Chaque groupe (actuellement 2, de 16 et 18 enfants) est accompagné par un jardinier ou une jardinière ainsi qu'un·e aide. L'enfant est soutenu dans des activités autonomes en cohérence avec ses besoins et aptitudes. Une grande place est laissée à la liberté. Une certaine approche spirituelle est revendiquée, mais sans lien direct avec l'une ou l'autre religion : respect de la nature, rythme des saisons, valeurs transmises par les fêtes traditionnelles... Des repas biologiques sont proposés à midi. La structure accueille également les activités périscolaires les lundis, mardis et jeudis.

La participation des parents est déterminante pour le fonctionnement de la strucure, pour la gestion de l'école (administration, ménage, organisation d'événements, fourniture de matériel) mais également par le biais d'une participation financière. Elle s'élève à environ 11% des revenus du foyer pour un seul enfant, 12% pour deux et 13% pour trois. Les repas et le périscolaire sont en sus. En cas de fréquentation partielle, la participation peut être revue au prorata du temps de présence de l'enfant.

Les nouveaux locaux devraient être accessibles à la rentrée prochaine. Pour en savoir plus sur le fonctionnement de la structure, qui mérite d'être connue et soutenue, consulter leur site internet.


Une piste cyclable Raedersheim - Ungersheim

Écologie
1er février 2018

Mis à part la marche à pied, se déplacer à vélo est un des rares modes de déplacement à la fois très efficace et très peu polluant. Il est nécessaire de donner, à court terme, les moyens aux habitants des petits villages de la plaine d'Alsace de réaliser leurs déplacements de proximité à vélo plutôt qu'en voiture individuelle.

Une fois franchies les limites du village, le manque de sécurité des cyclistes sur les routes est un facteur limitant important des déplacements en bicyclettes. Elle s'ajoute évidemment aux conditions climatiques et au relief, sur quoi nous n'avons que peu d'influence ! Quant au manque de temps de la plupart d'entre nous, c'est un problème dont la résolution dépend surtout d'actions individuelles.

En revanche, la sécurité des cyclistes est du ressort de la collectivité : il est nécessaire de mettre en place des aménagements pour les cyclistes afin de les protéger du danger que représentent les automobiles et leurs conducteurs.

A partir de Raedersheim, il est envisageable de circuler confortablement à vélo en direction de Merxheim. Toutes les autres voies au départ du village sont peu adaptées aux vélos, que ce soit en direction d'Ungersheim, de Feldkirch, de Soultz ou d'Issenheim. C'est regrettable car rejoindre ces villages détermine l'accès à de nombreux services, mais également à un réseau cyclable départemental, régional, national et international (!) agréable à parcourir.

La mise en place d'une piste cyclable à destination de Feldkirch a été mentionnée dans le récent PLU. Des renseignements mériteraient d'être pris à ce sujet. Mais il est en parallèle nécessaire de promouvoir la réalisationd d'installations cyclables également en direction des autres villages, en particulier Soultz, riche de nombreux commerces et services, mais également Ungersheim et sa pharmacie, sa zone d'activité et son ouverture vers Ensisheim et l'Écomusée.

Si vous souhaitez agir pour soutenir des projets de pistes cyclables à ces destinations, n'hésitez pas à vous manifester afin de le faire savoir. Cela donnera du poids à une éventuel contact avec les représentants des Communes et du Département.


Gestion des déchets - Redevance incitative

Environnement
31 janvier 2018

Nous produisons tous une certaine quantité, généralement assez importante, de déchets. Les tentatives de sortir du cadre de cette affirmation, dites initiatives Zéro Déchets, sont encourageantes mais restent marginales et nécessitent un réel engagement individuel et familial.

Il est pourtant fondamental que nous diminuions de manière drastique les quantités de déchets que nous produisons, car leur gestion a un effet négatif important sur l'environnement : pollutions diverses, émissions de gaz à effet de serre... Elle a également un coût élevé : 6 millions d'euros par an pour la seule Communauté de Communes de la Région de Guebwiller.

Depuis quelques années, la colectivité a mis en place une redevance dite incitative sur les ordures ménagères (RIOM) afin, en théorie, de faire baisser la quantité de déchets et de faire payer plus cher ceux qui en produisent le plus.

Cette initiative, approximative et insuffisamment ambitieuse, a abouti à un déficit très important du service Environnement de la CCRG, en charge de la gestion des déchets (560000€ en 2016), ainsi qu'à de nombreuses injustices et aberrations : paiement systématique de 12 levées minimum par an, paiement équivalent de la déchetterie par tous à raison de 12 passages par an, suppression de la collecte des biodéchets dans l'habitat collectif...

Il est nécessaire et urgent de repenser intégralement cette RIOM, qui s'est déjà vue majorer deux fois en 2017 et 2018, et dont une augmentation est d'ores et déjà prévue pour 2019.

Elle doit être juste, en appliquant strictement le principe pollueur-payeur : facturation variable dès le premier kg en déchetterie, et dès la première levée à domicile.

Elle doit être réellement incitative pour tous afin de réfuire rapidement et drastiquement les quantités de déchets produits.

Elle doit enfin être ambitieuse, afin de tendre à la résolution défintive du problème des déchets engageant notre territoire dans la voie du "Zéro déchet, zéro gaspillage".


Un revenu inconditionnel pour tous !

Économie
30 janvier 2018

Personne ne devrait avoir à s'inquiéter pour la satisfaction, actuelle et future, de ses besoins primaires. Dans notre pays, se nourrir sainement, se loger décemment, se chauffer correctement, se vêtir dignement, boire de l'eau et respirer de l'air purs, se soigner efficacement devraient être des droits absolus et garantis.

Ce n'est évidemment pas le cas : le plupart des gens consomment une alimentation issue d'une agriculture chimique peu respectueuse des consommateurs et de l'environnement, de nombreuses personnes son mal logées ou ne le sont pas du tout, subissent une grande précarité énergétique, doivent renoncer à des soins de base. Il faut ajouter à cela des pollutions atmosphériques préoccupantes (particules fines, ozone, oxydes d'azote...) et des eaux de surface largement polluées. Il va de soi que cela n'est pas une fatalité : dans un pays riche comme le nôtre, laisser des gens dans la précarité est un choix, car il est évidemment possible de nourrir, loger, chauffer et soigner tout le monde correctement en France !

En revanche, il est de nos jours à peu près inimaginable de combler la totalité de ses besoins primaires par soi-même. Il est généralement nécessaire d'acheter des biens et des services, et donc d'y consacrer une certaine somme d'argent. Au-delà de la tristesse de ce constat, signe de notre dépendance individuelle extrême et généralisée, il apparaît donc nécessaire de définir le montant de cette somme, en-deça de laquelle on peut considérer qu'il n'est possible de vivre décemment.

Le seuil de pauvreté peut servir de premier indicateur : il était fixé en 2015 entre 846€ (50% du revenu médian) et 1015€ (60% du revenu médian). Un second indicateur est donné par un rapport de l'ONPES (Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale), qui indique que le revenu minimal pour vivre décemment est de 1424€ pour une personne seule, et 3284€ pour un couple avec 2 enfants.

Or il n'est pas exagéré d'affirmer que tout le monde devrait avoir le droit de vivre décemment ! C'est l'un des objectifs que poursuit le revenu universel d'existence.


Le principe est simple : allouer à chaque Français·e un revenu sans contrepartie jusqu'à la fin de sa vie.

De nombreuses modalités peuvent évidemment être discutées : personnes majeures uniquement, caractère imposable de ce revenu, mode de financement... Mais l'idée de base reste très facile à comprendre : on vous verse chaque mois une somme permettant de couvrir vos besoins.

En parallèle de cette révolution économique, la plupart des aides individuelles sont supprimées : allocations chômage, RSA, aide au logement, retraite de base, voire allocations familiales en admettant un revenu de base pour les enfants.

Ce revenu peut évidemment être complété par un revenu perçu en échange de la réalisation d'un travail. Toutefois, il aurait des conséquences très importantes sur le marché du travail.

Il rétablirait l'égalité de négociation du contrat de travail entre l'employeur et le salarié. Il rendrait peu pertinentes les questions de salaire minimum, de durée légale du travail... Il faciliterait la création d'entreprise en diminuant la prise de risque. Il nécessiterait une réorganisation de l'accomplissement des tâches ingrates indispensables au bon fonctionnement de la société. En définitive, ce bouleversement serait d'une ampleur telle que ses conséquences sont assez difficiles à imaginer.

Le montant de ce revenu universel devrait nécessairement permettre à chacun de couvrir ses besoins primaires et donc de vivre dignement. A l'appui des chiffre précédents, il devrait donc être au minimum égal à 1000€ par mois. Toutefois, cela peut être réévalué si des mesures complémentaires sont mises en oeuvre : tarifs progressifs pour l'eau et l'électricité (renouvelable !), soutien massif de l'État à la production alimentaire de base...


En ces temps où le travail manque, pour des raisons techniques et conjoncturelles, nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à trouver un emploi décent, et qui doivent alors choisir entre un travail aliénant ou une inactivité stigmatisante.

Il est grand temps de donner toute sa place au revenu universel afin de mettre en place le plus vite possible des expérimentations d'envergure permettant d'aboutir rapidement et efficacement à une généralisation révolutionnaire !


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